Le 18 novembre 2019 Jonathan s’est fait opérer d’un bodylift 360 (dermolipectomie circulaire). Lui n’a pas vu la journée passer. Mais pour moi ce fut une looooooongue journée. Je vous raconte…

La veille, l’abandonner tout seul dans sa chambre d’hôpital

La journée avait bien commencé, on est allés à la Art To Play à Nantes avec les enfants et un ami qui fait pratiquement partie de la famille. La journée était sympa, mais Jonathan comme moi n’avons pu nous empêcher de penser à ce qui nous attendait en fin d’après-midi : l’admission à la clinique.

Il devait être admis à 16h30, nous avons donc quitté la bonne ambiance de la Art To Play pour être à l’heure à la Clinique Brétéché, en plein centre ville de Nantes. Là, comme c’était dimanche après-midi, nous avons patienté dans le hall en attendant que l’unique guichet d’admission soit disponible, et il a pu faire ses papiers d’entrée. Ensuite direction le service où nous avons attendu environ 40 minutes dans la salle d’attente que quelqu’un vienne nous chercher pour qu’il puisse s’installer dans la chambre.

Une fois arrivés, il a pu ranger ses affaires, et l’aide-soignante est arrivée pour nous demander de sortir pour qu’il puisse prendre sa douche et se mettre en blouse (déjà) car la chirurgienne devait passer pour faire les tracés pour le bodylift du lendemain matin. Du coup nous avons (encore) patienté dans le couloir, enfin la salle d’attente qui est dans le couloir 🙂 Là on s’est dit que finalement on ne ferait que gêner, et Jonathan était déjà bien stressé de nous avoir autour de lui à attendre. Du coup une fois qu’il a fini sa douche on a assez rapidement décidé de le laisser pour ne pas se faire dégager dans le couloir encore une fois à l’arrivée de la chirurgienne. En plus les enfants avaient cours le lendemain matin, et pour rentrer de la Clinique Brétéché il nous faut minimum 45 minutes quand il n’y a aucun bouchon.

Nous voilà donc partis, et dans la soirée avec Jonathan on a essayé de faire un appel vidéo, mais sans pouvoir y arriver, car peu importe l’application, il y avait toujours un souci technique qu’on n’arrivait pas à comprendre… Donc frustration de la séparation, plus frustration de ne pas pouvoir se voir, on s’est parlé au téléphone un moment puis il a décidé d’essayer de dormir pour être en forme pour l’opération du lendemain. Le réveil était prévu à 6 heures pour la douche pré-op et la préparation.

J’avoue, je n’ai pas bien dormi, avec sa place vide et froide à côté, et l’angoisse montant en pensant à l’opération.

Le jour J, une très longue journée….

Jonathan tenue opérationSachant qu’il partait au bloc tôt, je savais bien qu’on n’aurait pas le temps de se parler. Mais vu qu’on a mal dormi tous les deux, on s’est envoyé des messages, à 3h44 du matin, puis plein à 5h, et comme ça jusqu’à 6h quand l’infirmière est arrivée. On s’est dit je t’aime encore une fois, et on s’est rappelé que c’était pour du mieux, pour nous deux.

Les enfants sont partis en cours comme d’habitude, pas trop stressés. Les jours qui précédaient je leur avais partagé mon stress, et ils m’ont tous les 3 répondu quelque chose du genre “ ben faut pas, y a pas de raison que ça se passe mal !” et ils avaient raison, mais pendant cette journée mon esprit m’a quand même fait imaginer le pire…

Fiston est parti avec le car, j’ai emmené Miss n°2 prendre le sien (d’habitude c’est son papa qui fait ce tour-là) et ensuite je me suis retrouvée seule à la maison. Incapable de me concentrer sur mon travail, j’ai pris mon petit déjeuner devant la tablette sans vraiment me concentrer sur ma série. Ensuite j’ai attaqué le grand ménage. Il fallait que je m’occupe…. Tracés pré-opératoiresDonc rangement, aspirateur, serpillère… Et arrivé 10 heures je n’en pouvais plus, j’avais juste envie de m’asseoir et de pleurer. Ce que j’ai fait…
J’ai envoyé un message à une copine qui m’avait proposé de passer boire un café. Elle a subi la même opération que Jonathan il y a quelques années, donc elle et son mari sont bien placés pour me rassurer. Quand je suis arrivée chez elle j’ai juste fondu en larmes… On a parlé de son opération, de toutes les raisons pour lesquelles ça allait bien se passer, et juste de me sentir comprise et soutenue m’a fait du bien.
En rentrant j’ai contacté mon autre copine pour qu’on se voie, je savais qu’elle n’était pas dispo le matin, et on a convenu de se voir dans l’après-midi.

Après ça je ne me souviens même pas de ce que j’ai fait ou de ce que j’ai mangé le midi. J’ai passé plus de temps à pleurer qu’autre chose, me sentant impuissante et seule. Belle-maman m’avait proposé (merci encore à elle) de venir me tenir compagnie, mais je n’aurais pas été de bonne compagnie, et j’avais juste envie de m’enterrer sous ma couette en attendant le coup de fil de la chirurgienne.

La bonne nouvelle

La chirurgienne m’a appelée à 14h21, toute pimpante et énergique au téléphone, pour m’annoncer que tout s’était très bien passé, et qu’elle n’avait même pas eu besoin de le transfuser. Elle était satisfaite du déroulement de l’opération et il était en salle de réveil, extubé mais encore endormi. Elle m’a dit qu’il serait dans sa chambre vers 16h30 et que je pouvais venir à ce moment-là.

Et là j’ai encore pleuré 🙂 mais cette fois de soulagement ! J’ai annoncé la bonne nouvelle à tout le monde, par messages, par facebook… Et j’ai reporté le café avec ma copine pour aller le voir.

Le retour dans la chambre après le bodylift

Jonathan juste après bodyliftQuand je suis arrivée dans la chambre, je redoutais de le trouver aussi mal que lors de sa sleeve, mais il arrivait quand même à se réveiller pour dire quelques phrases. Sa voix était abîmée par l’intubation, et il était très faible. Mais il allait aussi bien que le permettaient les circonstances.
J’ai donc passé le reste de la journée avec lui, il s’est assez peu réveillé, il avait pas mal utilisé la morphine en salle de réveil, et entre ça et le reste de l’anesthésie, les créneaux pour communiquer étaient bien réduits 🙂 Mais j’étais contente d’être près de lui, et je suis restée 5 heures assise sur cette chaise près de son lit à lui tenir la main pendant qu’il dormait. C’était très long, mais pour rien au monde je n’aurais voulu être ailleurs.

Voilà, le récit de cette longue et difficile journée. Je savais que 5 heures d’intervention ce serait long, mais je ne pensais pas vivre cette attente aussi mal. Allez, maintenant c’est passé et tout va bien, c’est le plus important.
Si vous devez passer par là, entourez-vous du soutien de vos amis et de votre famille. Même s’ils ne sont pas sur place, leur soutien par les petits messages est vraiment précieux. On se sent moins seul quand on vous montre qu’on pense à vous.

Bon courage à ceux qui prévoient une opération, et à leur famille, que ce soir pour un bodylift, une sleeve ou toute autre opération.

Et merci encore à tous ceux qui nous soutiennent par tous les moyens : les messages, le téléphone, leur présence, et sans oublier le soutien financier avec la cagnotte <3

Bisous à tous !

PS : la prochaine fois je vous mettrai des photos avant/après, vous verrez le changement, c’est assez spectaculaire 😉

Au cas où : facebook de la Sleeve d’un Barbu et sa cagnotte 

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